
J'ai été hébergé à Buenos Aires par un charmant couple homo (Fernando et Rodrigo), leur ami Federico et leur chaton Maquiavel (qui s'est beaucoup amusé avec ma barbe). Ils ont été très sympathiques :)
La première chose qui frappe à BA, c'est la ressemblance avec les grandes villes européennes, en particulier Londres. Je n'étais donc pas très dépaysé.
J'ai pu y visiter le tombeau du Général San Martin, le libérateur de l'Argentine, au sein de la Cathédrâle...
entrer pour la première fois dans un palais présidentiel, en l'occurence, la "Maison Rose" d'oú gouverne Cristina Kirchner...
ouh, je pose avec un membre de la garde présidentielle...
et aussi l'Obélisque.
Alors que le pays était sous un régime militaire en crise, le chef de l'Etat a voulu rallier la population derrière lui en envahissant les Iles Malouines, qui étaient britanniques. Manque de bol, Margaret Thatcher venait d'arriver au pouvoir et elle n'avait pas l'intention de se laisser faire. Avec l'aide, entre autres, de la France et de la dictature chilienne, elle a repris les îles avec la main de fer qu'on lui connaît. N'empêche, les Argentins sont toujours amers à ce sujet. Plusieurs monuments y sont dédiés.
Il y a une réserve écologique en pleine ville, enfin, sur la côte.
J'ai aussi vu la tombe d'Evita.
J'ai été au très touristique Caminito, un coin où on trouve plein de restos chers où des professionnels dansent le tango. J'y ai essayé la légendaire viande argentine et le superbe vin et j'étais très vite bourré. Il y avait un gaucho très très sexy.
Quand un couple de danseurs a demandé qui voulait poser pour une photo, j'ai dit oui.
J'ai enchaîné avec la Fundacion PROA où, quelque peu emméché, je n'ai pas vraiment pu apprécier, mais j'ai acheté La Guerre des Pédés, de Copi.
J'ai aussi fait le Musée d'Art Latinoaméricain de Buenos Aires (Malba) mais je ne suis pas tombé de ma chaise non plus.
Encore bourré, j'ai même fait des bêtises dans les toilettes.
Je suis tombé par hasard sur une manif en soutien au gouvernement vis-à-vis de la Loi des Médias. Ca m'a fait plaisir de voir des gens se mobiliser.
Avec mes hôtes, nous sommes allés au festival du cinéma indépendant où on a vu Camila desde el alma, un documentaire sur un travesti argentin qui se trouve aussi être comédien. Grâce à son intelligence, sa culture et ses performances théâtrales, Camila a pu livrer un témoignage très intéressant et très fort sur sa condition.
Le samedi soir, je voulais explorer la scène gay argentine mais j'ai reçu de mauvaises nouvelles de France ce jour-là et puis mes hôtes n'étaient pas d'humeur fêtarde. J'ai considéré y aller seul mais je me suis dit que, Buenos Aires étant comme l'Europe, ce ne serait pas si intéressant.
J'ai à nouveau enfilé mon costume de Monsieur Tartiflette et j'ai préparé ce plat délicieux à mes hôtes (après avoir dépensé une fortune en fromage). La mère de Rodrigo était d'ailleurs présente et elle était extrêmement intéressante. On a ainsu pu parler de tas de choses pendant des heures, et j'ai remarqué que j'avais fait beaucoup de progrès en espagnol.

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