
Attention: ce billet est long et chiant.
Si vous êtes ici pour chercher des informations sur ce trajet, je vous conseille de consulter cette page sur le site Follow The Road. Ainsi que Hobo Traveller.
Jour 1. Pour nous rendre au Pérou, il nous a fallu nous lever très tôt le matin pour prendre le bâteau à 7h pétantes. Le bâteau était plein à craquer et on a eu droit à des chaises dans l'allée centrale. En fait, c'était mieux comme ça parce qu'il y a souvent de l'eau qui éclabousse sur les côtés.

Le trajet a duré 12 heures et s'est terminé la nuit, à Nuevo Rocafuerte, la dernière ville sur le fleuve du Napo avant la frontière péruvienne. Dans le bâteau, nous avons aussi rencontré Tatzjo, un Hollandais de 21 ans qui voyage tout seul.

Une fois à destination, on a rencontré un Péruvien, Fernando (There was something in the air that night, the stars were bright, Fernando...), qui nous a indiqué une petite auberge et nous a proposé de nous faire passer la frontière en bâteau le lendemain. Sorted!
Jour 2. On s'est levés tôt à nouveau, on est allés aux services de migration pour obtenir un tampon de sortie du territoire équatorien et on a pris notre petit bâteau vers le Pérou. Une petite photo de la frontière:

En 2 heures, on était à Pantoja, au Pérou. Le visa a été une formalité. Fernando nous a présenté à Maryan, un Israëlien qui voyage avec sa moto et qui était désespéré de quitter le village de Pantoja pour rejoindre Iquitos. Il y avait un pekepeke (bâteau avec un tout petit moteur) qui partait le lendemain mais le prix était trop élevé pour nous. Il a beaucoup négocié avec le propriétaire du bâteau et il a finalement décidé de payer une bonne partie du voyage pour vraiment nous pousser à dire oui, donc on a accepté.

La nuit à l'auberge fut sympathique. Les enfants (qui nous ont salués d'un chaleureux "Hey gringos!") sont venus faire de la slack line avec Ada et Peter. Après qu'ils sont allés se coucher, on a bu et on a dormi dans des tentes pour payer moins cher. Quand toutes les lumières se sont éteintes, on a pu voir les lucioles partout autour de nous, entendre les animaux...
Jour 3. Malheureusement, certaines personnes mal intentionnées ont eu vent du prix qu'on nous faisait (conseil: donnez toujours le prix original ou le prix du groupe quand on vous le demande, pas celui que vous avez obtenu au rabais car certains cherchent à maintenir les prix élevés) et ont volé une bonne partie de l'essence du propriétaire. Ca nous a retardés mais pas empêché de partir.

On a navigué toute la journée et ce n'est que vers 9h30 du soir qu'on a pu s'arrêter pour préparer à manger et dormir, dans une école vide, perdue dans la forêt. (Allez savoir...!)

Jour 4. Même rengaine: lever tôt, beaucoup de fatigue, navigation... mais cette fois, on s'est arrêtés à Santa Clotilde, le temps d'acheter un peu de tout. Peter et moi nous sommes pris la tête mais dès qu'on s'est remis dans le bâteau, on a discuté et tout s'est arrangé. Ce soir-là, on s'est arrêtés dans un petit village et on a dormi chez des hôtes. On a aussi pu utiliser leur cuisine et dormir dans nos hamacs.

Jour 5. On ne s'était pas lavés depuis notre départ de Coca, on était très fatigués et on était impatients de retrouver la ville. Ce qui explique ce genre de situation:

Le pekepeke s'est enfin arrêté à Manta, où nous avons pris notre premier mototaxi pour nous rendre de l'autre côté de la ville, où se trouve le fleuve Amázonas. On a pu y prendre un rapido (ça a été un peu galère pour charger la moto de Maryan) et ENFIN ARRIVE A IQUITOS!!!


Commentaires
Ta barbe respire la joie de vivre en tout cas LOL... ça fait plaisir à voir !
Dara veut te suivre et tout plaquer, j'avoue que ça fait envie !
Des bisous Juju et à Ada et son homme ; )
Prenez vite un billet pour le Pérou et venez faire la teuf!!
XXX
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