
Je quitte Londres, pour de bon cette fois.
Je me souviens, il y a 4 ans, quand j'étais parti de Paris, j'avais pleuré. Je quittais la capitale française pour découvrir autre chose, faire mon anglais, etc. Contrairement à pas mal de gens qui s'installent à Londres, mes raisons n'étaient pas du tout économiques. En réalité, après deux années à Paris, je me disais que je voulais vivre là-bas pour toujours, puis je me suis dit que c'était triste de finir sa vie à 22 ans. Et quand ma meilleure amie Ada m'a annoncé qu'elle allait à Londres, je me suis dit que c'était une opportunité à saisir. A l'époque, je n'envisageais passer qu'une seule année en Angleterre, parce que j'étais tellement attaché à Paris. Mais partir avec l'idée de revenir, ce n'est pas le bon état d'esprit.
Chaque année, je considérais mon départ puis je décidais de rester, pour diverses raisons. Au final, il me fallait juste une bonne raison de quitter la ville et cette opportunité est venue avec le voyage qu'Ada, Peter et moi allons faire.
Avec Londres, j'ai toujours eu un rapport amour-haine. Si j'aimais la vie nocturne et la possibilité de rencontrer des gens du monde entier, je n'aimais pas le coût de la vie, ou le fait que la plupart des rencontres que l'on y fait sont très superficielles. Londres est une ville de passage, beaucoup de gens y viennent jeunes et repartent à un moment donné, pour diverses raisons. Soit parce qu'ils veulent s'établir dans leur pays, soit parce qu'ils veulent arrêter les drogues, soit parce qu'ils veulent voir ailleurs, etc.
Je crois que la ville va quand même me manquer. Le milieu gay par exemple, est des milliers de fois plus intéressant que celui à Paris, parce qu'il a un état d'esprit anglais: c'est-à-dire, complètement barge. De même, les gens peuvent s'habiller comme des sapins de Noël et tout le monde s'en fout. En France, pour un pantalon à rayures, on va te pointer du doigt. (Riez pas, ça m'est arrivé!) Les transports publics sont à chier ici mais au moins, on peut se ballader partout la nuit. De même, on peut toujours trouver un magasin ouvert à n'importe quel moment. (Utile quand il n'y a plus de vin. Ou de fromage.)
La chose dont je suis le plus fier ici, c'est d'avoir pu payer mes études tout seul (ainsi que mon logement et tout le reste, bien sûr), en bossant à temps partiel en tant que développeur web, et avoir réussi. Tout ceci n'aurait bien sûr pas pu être possible sans ma copine de galère, Ada.
J'ai beaucoup changé en 4 ans. Mon esprit s'est beaucoup ouvert, même s'il reste encore du boulot. Je n'aurais pas pu vivre toutes ces expériences à Paris, rencontrer tous ces gens, voyager autant. Je suis heureux d'avoir pu faire tout ça, mais j'ai l'impression maintenant de tourner en rond. Il est grand temps de passer à l'étape suivante.

Commentaires
En te lisant, je me dis que ce que tu juges positif à Londres dans les rapports humains n'aurait sans doute pas été aussi intense si tu n'avais pas été étranger.
Le statut d'etranger, de "étrange", te permet de voir et d'être autrement. Et rien ne vaut cette expérience pour être meilleur pour le reste de ta vie.
Ne considères pas pour autant Paris comme "provinciale" (même si c'est souvent très vrai), c'est juste Paris, avec ses connasses de parisiennes ex-provinciaux qui se croient au centre de la terre alors qu'ils ne sont que des parisiens forcés de vivre dans des petits logis.
Essaie d'être un "etranger" encore un peu, de regarder la ville de biais...
...et puis essaie de venir (nous) voir (à) Lyon, nous les ex-parisiens mais toujours connasses. ;-)
Bon voyage en tout cas, et reviens nous un peu à Paname qu'on te montre ce qu'on sait faire. :)) Va aussi à Lyon, t'auras un bon accueil, j'en suis certain. :)
Dès que je peux passer à Lyon, j'y vais, c'est clair! (Et puis, je vais sûrement être en manque quand je reviendrai!!)
Mai bon courage quand même! Tu as l'air sûr de tes choix et plein d'enthousiasme pour la suite, c'est bien... ;-)
@Lord de Winter: Ah bah eh! Il fallait en profiter tout de suite!
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