
J'ai pris le car de Berlin pour aller à Budapest. On a roulé pendant 16 heures, en s'arrêtant vite fait en République Tchèque où j'ai été servie par une poufiasse qui ne voulait pas comprendre que certaines personnes ne parlent pas tchèque. Et après on dit des français qu'ils traîtent leurs touristes comme de la merde...
Une fois à Budapest, je devais retrouver Ada et Peter à l'une des gares ferroviaires de la ville. J'étais à la gare routière et je pensais que ce serait simple de m'y rendre. Eh-ben-non!
Tout d'abord, je me suis heurté à la barrière de la langue. Très peu de gens parlent anglais en Hongrie. Mais bon, ce ne serait pas tant un problème si je pouvais aussi trouver un distributeur automatique! Il n'y avait qu'un seul distributeur dans la station, et il ne fonctionnait pas! J'ai donc marché très longtemps pour tenter d'en trouver un autre, mais il ne marchait pas non plus! Mon téléphone n'arrivait pas à trouver le réseau. Au final, j'ai eu du bol, je suis tombé sur une guichetière à la station de métro qui parlait anglais et qui m'a appris qu'on pouvait payer par carte. Néanmoins, pendant un instant, j'ai eu les boules. Et je me suis dit que si j'arrivais à être dans la merde à Budapest, qu'est-ce que ça allait être en Amérique Latine???
Mon téléphone s'est enfin mis à fonctionner et j'ai pu contacter Ada qui m'a appris qu'elle venait de se tordre le genou et qu'ils seraient donc en retard de quelques heures. J'en ai profité pour visiter la ville en coup de vent. Il y a une très jolie citadelle... C'est à peu près tout ce dont je me souviens!
Dans le métro de Budapest, il y a des contrôleurs partout. C'est pas du tout comme Berlin où Mark et moi avons quasiment tout le temps pris le métro en fraude! Par contre, j'ai eu de la chance encore une fois: un touriste donnait les billets qu'il avait en trop à la sortie et comme personne ne comprenait l'anglais, j'ai pu saisir cette opportunité: et voilà, j'avais des billets pour Ada et Peter!
Quand je les ai retrouvés à la gare, on s'est mis à chercher le train pour le festival et c'était le gros bordel. Et là, troisième coup de bol, cette fois grâce à Ada: ici, perdus au milieu de Budapest, on a trouvé une copine de fac d'Ada qui était revenue vivre en Hongrie et qui l'a reconnue tout de suite! Et elle a pu nous trouver le train, l'heure, le tarif moins cher, etc. Incroyable! On a cassé la croûte, on a pris un verre dans un bar qui passait de la dance (the dark side of the 90ies...) et on est enfin parti.

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