
La semaine dernière aura été une suite de coups durs pour Gordon Brown. Démissions de ministres en série, résultats aux élections locales et européennes catastrophiques, complot au sein de son parti pour l'écarter du pouvoir, etc. Mais bon, c'est pas nouveau, ça fait un moment que ça se passe mal pour lui: dernièrement il y a eu le scandale des notes de frais des parlementaires, ainsi qu'une rébellion de son parti qui refuse de s'aligner sur ses positions au parlement, et puis bien sûr la crise économique. A cela s'ajoute l'acharnement des médias contre lui. Depuis qu'il a considéré, fin 2007, d'organiser une élection générale anticipée afin d'augmenter sa légitimité au poste de Premier Ministre, et a fait machine arrière, son image en a pris un coup.
Néanmoins, je ne vais pas pleurer pour lui. Gordon Brown a été le Chancelier de Tony Blair, c'est-à-dire le numéro 2 des gouvernements Blair depuis 1997. Il a dit oui à la guerre en Irak, à la privatisation des universités, à la dérugalation du système financier, etc. Ce qui lui arrive est un juste retour de boomerang. C'est juste dommage que la même chose ne soit pas arrivée à Tony Blair. Il est dommage aussi que cette lente chute ne favorise pas le retour d'une vraie gauche dans le paysage politique britannique.
Il y a plusieurs scénarios possibles pour l'avenir de Gordon Brown:
Je ne suis pas enthousiaste à l'idée d'un gouvernement conservateur, mais c'est toujours mieux qu'une année de plus de Gordon Brown. C'est très improbable mais je préfèrerais qu'il annonce une élection générale et qu'on en finisse avec le New Labour.

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