
Le matin, j'ai dit au revoir à Renan et je suis parti à la gare routière. Heureusement que je parle quelques mots d'espagnol parce que la vendeuse au guichet n'était pas très coopérative: "Non, je ne parle pas français, ni anglais, je parle espagnol". J'ai attendu deux heures et j'ai pris un car pour Grenade. Je n'avais pas d'hébergement de prévu, ni personne à rencontrer là-haut, mais je me suis dit que j'allais me débrouiller. Dans le car, j'étais à nouveau surpris par la beauté des paysages.

Aussi, ce qui m'a beaucoup surpris, c'est l'étendue des champs d'oliviers. Des centaines et des centaines de kilomètres carrés de champs d'oliviers! Et je me demande comment ils font pour récolter tout ça...

Arrivé à Grenade, je suis allé au guichet touristes pour leur demander une carte. Je suis tombé sur une jeune Française très aimable. Elle m'a appris que, vu que c'était la Semaine Sainte, tous les hôtels étaient débordés, que j'allais galérer pour un hébergement et qu'il lui restait une chambre, quelque part en centre ville. Comme elle était française, je lui ai fait une confiance aveugle... Comme un gros touriste, je me suis fait avoir. Je me suis retrouvé dans un hôtel à 55 euros la nuit! La salope!
Dans l'hôtel, j'ai rencontré un Espagnol nommé Luis, 40 balais, avec qui j'ai pas mal discuté, malgré la barrière de la langue. Il m'a indiqué les endroits à aller voir et je me suis donc lancé à l'assaut de Grenade.
J'ai voulu me rendre au mirador de Saint Nicolas duquel on peut avoir une belle vue du Palais de l'Alhambra, mais j'ai eu la bonne surprise de tomber au plein milieu des processions de Pâques! Vous savez, les mecs habillés comme au Ku Klux Klan qui portent des statues du Christ et de Marie, etc.


J'ai donc changé mes plans et j'ai cherché les bars gays. J'en ai trouvé un qui était désespérément vide, à cause des fêtes de Pâques. J'ai alors compris que je n'allais pas beaucoup m'amuser dans cette ville...
Je suis retombé sur Luis qui était seul lui aussi et m'a proposé d'aller boire un verre. J'ai dit non, parce que je devais aller à la gare, mais aussi à cause de la barrière de la langue et de l'âge. Maintenant que j'y repense, j'aurais dû dire oui, je regrette.
Plus tard dans la nuit, je suis allé au mirador de Saint Nicolas. C'était beau la nuit, l'Alhambra, la ville, l'air toujours chaud...

Je suis rentré très tôt à l'hôtel, vers minuit, je me suis dit que je n'étais pas venu ici pour me faire chier dans une chambre chère tout seul et j'étais plutôt déçu. Je suis tombé sur le lit comme une masse.

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