
A mon avis, l'évènement le plus important de la semaine dernière a été la réprimande adressée par Zhou Xiaochuan, le gouverneur de la banque centrale chinoise, à l'attention du secrétaire au Trésor américain, Hank Paulson. M. Zhou a déclaré que « la surconsommation et une grande dépendance à l'égard de crédit sont la cause de la crise financière des Etats-Unis » et que « les États-Unis devraient prendre l'initiative d'adapter leurs politiques, de relever leur taux d'épargne de façon appropriée et de réduire leurs déficits commercial et budgétaire ».
Il s'agit là d'une déclaration sans équivoque indiquant que les Chinois ne sont plus disposés à financer les dépenses des États-Unis et du Royaume-Uni : ils ne veulent pas prêter plus et ils veulent être sûrs que ce qu'ils ont déjà prêté ne va pas disparaître dans une nuée de dettes insolvables et d'inflation.
(...)Qui faut-il blâmer ? La réponse courte est : nous tous. Mais il est difficile de nier le fait que la plus grande faute incombe aux banques et aux banquiers - parce qu'ils ont systématiquement failli à faire ce pourquoi ils sont rémunérés : c'est à dire évaluer correctement les risques associés à tous ces prêts. Désormais, la survie de ces établissements dépend entièrement de l'engagement des gouvernements et des contribuables.
Une faillite financière de dimension historique, par Robert Peston [ContreInfo] et le lien vers l'article complet (en anglais): The New Capitalism [Robert Peston for BBC News]

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