

Après quelques jours sans qu'on ne se voit, je lui ai écrit pour l'inviter. Il n'avait pas l'air de comprendre à quel point je voulais le voir alors je lui ai dit qu'il me manquait. L'air de rien, c'était quelque chose pour moi. Et là, il m'a répondu que, "plus sérieusement", je lui manquais aussi. Et, un peu plus tard, qu'il viendrait. J'étais extatique!
Quand on s'est installés sur les nouveaux draps que j'avais achetés pour l'occasion (rouges, doux et brillants comme du satin sauf que c'est pas du satin!), il a reparlé du message dans lequel je l'avais insulté et m'a rappelé qu'on ne formait pas un couple. Et puis il m'a fait comprendre que ce ne serait jamais sérieux entre nous. C'était honnête de sa part, qu'il vienne me voir pour me dire ça, j'ai apprécié sa démarche. (La phrase que je viens d'écrire, c'est mon côté rationnel qui s'exprime. En réalité, j'étais dégoûté qu'il me dise ça, et à l'intérieur, c'était comme si on venait de m'euthanasier.) J'ai décidé d'être honnête avec lui à mon tour et je lui ai fait comprendre, dans mon style trash que je n'avais pas arrêté de penser à lui dernièrement. Il a eu une réaction plutôt négative, comme du rejet, comme s'il ne voulait pas à avoir à s'occuper de ça, quelque chose comme ça. On est allé manger.
C'était un prélude étrange pour faire l'amour. Il venait de me dire que ce ne serait jamais sérieux, j'étais upset. Mais il était hors de question de ne pas profiter de sa présence. On est entrés dans l'action. Je me souviens parfaitement de ce moment où il était allongé sur le dos, dans son petit boxer, sur mon lit, les yeux clos. Cette attitude passive aurait dû me faire comprendre qu'il n'était pas vraiment motivé. Mais de la motivation, j'en avais pour deux!
Ah, qu'est-ce que c'était bon... On s'approchait du paroxysme quand il a dit mon nom. Il m'embrassait partout et prononçait mon nom. J'ai été d'un coup très heureux, je me disais que s'il prononçait mon nom en plein dans l'acte, c'était que mon nom voulait dire quelque chose pour lui. Mais au même moment j'ai réalisé que non, mon nom ne signifiait rien pour lui, et que c'était justement pour ça qu'il se permettait de le dire. Pendant quelques secondes, mille sensations et mille pensées se sont livré bataille, et ce, en plein dans mon hypophyse. Ca a résulté en une explosion d'hormones et d'émotions: le chant des sirènes, un très grand plaisir mais aussi une très forte déception. C'était tellement bon et tellement frustrant à la fois, l'éjaculation la plus triste de toute ma vie. Je ne pensais même pas que c'était possible. La lumière était assez basse pour qu'il ne vît pas mon visage à ce moment précis.

Commentaires
Tu le connaissais bien autrement que physiquement? (mentalement, psychologiquement, intellectuellement tout ca.).
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