
Une de mes plus grandes peurs, c'est la peur de l'échec.
Je me souviens que mon troisième échec au permis de conduire m'avait complètement déprimé. Ce n'était pas le fait de ne pas pouvoir conduire une bagnole qui me dérangeait, c'était la confirmation de ma médiocrité par rapport aux autres. Tout le monde a son permis, ceux qui ne l'ont pas sont considérés comme des attardés. Ca renvoyait aussi à d'autres problèmes, comme mon manque de goût total pour le sport (bizarrement, je pense que mes problèmes de gabarit quand je conduis sont liés à mon incapacité à tirer dans un balon correctement), là encore une marque de faiblesse.
Quand je regarde en arrière, je me dis que je me suis quand même installé seul à Paris. Que j'ai réussi à m'installer à Londres aussi. Que j'ai payé moi-même mon master en sciences dans un autre pays, en économisant et en faisant un crédit que j'ai déjà remboursé à la banque.
Mais finalement, est-ce que c'est vraiment si fort que ça, tout ça? Je suis homo, je n'aurai probablement pas d'enfant, je ne laisserai rien derrière moi. Est-ce qu'on se souviendra de moi? Je ne veux pas qu'on me considère comme un raté.
Cela dit, est-ce important? Est-il important d'être plus fort que les autres? N'est-ce pas un mode de pensée élitiste quelque part, qui dit qu'il y a des gens qui comptent, et d'autres pas?
Je me dis que l'humanité tend vers un meilleur futur et que la meilleure façon de vivre sa vie, est d'apporter sa contribution à cet idéal, que ce soit en faisant de la charité, de la recherche, de la politique ou de la philosophie...

Commentaires
Yes, yes, et 3 fois yes ! ...sauf pour la politique, qui n'est, hélas, pratiqué que par des assoiffés de pouvoir...
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