
Je voterai contre un Nicolas Sarkozy qui se veut le président de tous les Français mais qui parle de racaille (émeutes de novembre 2005) et d'égorgement de moutons dans les baignoires ("J'ai une question à vous poser", TF1) et a finalement décidé d'ignorer les banlieues et le SIDA dans sa campagne, qui préfère la répression à la prévention, qui a mis en place des lois au concept inepte comme celle contre le "racolage passif", qui s'associe à mon ennemie jurée Christine Boutin, et qui mènera la France dans un ultra-libéralisme qui n'est pas la solution adaptée aux Français.
Je voterai contre une Ségolène Royal qui ne représente finalement aucun courant politique, dont les discours creux font écho aux slogans creux ("L'ordre juste", "La France Présidente"), qui se contredit chaque jour, qui joue contre la cause féministe en se servant de sexe comme un argument électoral, qui déçoit ceux qui placent leur espoir en elle (9° assemblée) jusqu'aux militants du PS (Eric Besson), qui est démagogique sur la question homosexuelle et dont le programme se résume à l'explosion de la dette de l'Etat avec la mention "plus d'argent pour tous, toi aussi, trouve les mesures qui te conviendront dans mon catalogue de 100 propositions" à moins qu'elle ne fasse des promesses qu'elle ne tiendra pas.
Par conséquent, je voterai pour le dernier républicain, qui est surtout un vote anti-Sarkolène, un gifle pour un parti socialiste qui ne s'est toujours pas bougé et un bras d'honneur aux extrêmes. Je partage cependant certaines convictions avec lui telles que le gouvernement d'union nationale qui bouleverserait le clivage droite/gauche qui a aujourd'hui perdu son sens, sa volonté de résoudre le problème des banlieues qui est l'une des priorités du prochain Président, et enfin l'Europe, qui est l'avenir de la France.

Commentaires
Aucun commentaire n'a été ajouté pour l'instant.Ajouter un commentaire