Attribuer une seule et unique place d'hébergement en appartement thérapeutique, quand on reçoit chaque mois quinze ou vingt demandes, ce n?est pas un challenge, c'est un scandale.
And the winner is? [Les Innommables]
Et ce n'est que le tout début de l'article.
Mais que se passe-t-il?
En Allemagne, le FDP, parti de droite libérale dirigé par Guido Westerwelle, a gagné suffisamment de sièges au Bundestag pour gouverner avec la Chancelière Angela Merkel. Tout le monde s'attend à ce que Westerwelle, ouvertement homosexuel, devienne Ministre des Affaires Etrangères. Gays.com a souligné dans un article que l'année aura été bonne pour les politiciens homos, en particulier depuis la victoire de Johanna aux législatives islandaises, qui est devenue le premier chef de gouvernement ouvertement homosexuel élu de l'Histoire.
C'est vrai qu'on a de plus en plus d'homosexuels prominents dans le monde... Ainsi, aux Etats-Unis, la figure la plus active du Congrès chez les Démocrates, après la speaker Nancy Pelosi, est Barney Frank. Il est au premier plan en ce qui concerne la réforme de la santé. Au Royaume-Uni, Lord Peter Mandelson est l'un des membres les plus puissants du gouvernement, cumulant pas moins de trois titres dont celui de First Secretary of State, au point que l'opposition l'a surnommé "le véritable Premier Ministre".
Néanmoins, peut-on parler d'un véritable changement pour les homos? Aux Etats-Unis, on a vu que, lors de l'élection de Barack Obama, le 4 novembre dernier, les Etats ont aussi voté contre tout projet de loi garantissant de nouveaux droits aux LGBT. De même, en Islande, en Grande-Bretagne et en Allemagne, l'homosexualité est déjà largement acceptée. Ces questions de personnes dans les rangs du pouvoir ne semblent pas avoir d'impact concret, ça marche plutôt dans le sens inverse: c'est la tolérance d'une société envers les LGBT qui semble permettre l'élection de citoyens de la minorité sexuelle.
Les Irlandais auront donc voté oui, finalement. Le Traîté de Lisbonne est donc bien parti pour être ratifié et entrer en vigueur d'ici la fin de l'année.
Maintenant, la question est: qui va prendre le poste de Président permanent du Conseil Européen institué par le Traité? Tout porte à croire que ce choix a déjà été fait. Le premier Europrésident serait donc... roulement de tambour... Tony Blair.
Tony Blair. L'homme qui a suivi George W. Bush en Irak, qui s'était engagé à donner un sentiment européen à son pays mais a bien vite renoncé, dont le pays n'a même pas accepté l'euro, et j'en passe. Pour moi, c'est vraiment le pire choix qui peut être fait, ne serait-ce que parce qu'il donnerait l'impression d'une Europe soumise aux Etats-Unis, alors que l'une des vocations de l'UE est justement son indépendance.
Quand Tony Blair a quitté Number 10 pour céder sa place à Gordon Brown, il a été nommé comme envoyé spécial du Quartet (ONU, Etats-Unis, Union Européenne et Russie) au Moyen-Orient. Ce choix était déjà une grosse erreur: Qui pouvait penser qu'un homme qui a pris part à une guerre injustifiable allait faire avancer la paix? D'ailleurs, les résultats sont là: Israël a bombardé Gaza en décembre et janvier derniers, et un gouvernement opposé à un Etat palestinien s'est installé en Israël. En gros, la situation a régressé.
Mais ce n'est pas le plus ironique. Tony voudrait du top job européen mais quelque chose le fait encore hésiter. Qu'est-ce que cela pourrait bien être? Un conflit avec certains leaders? Une volonté de changer la définition de son poste, afin de rendre l'Europe plus performante? Un cas de conscience par rapport à l'Iraq??? Eh bien non, là encore, Mister Blair nous surprend:
Cependant, on dit que Blair a des réserves vis-à-vis du poste de Président, en particulier parce qu'il toucherait moins d'argent qu'en donnant des discours et en travaillant dans le privé, et parce que le job impliquerait beaucoup de moulinette bureaucratique. Mais il gagnerait quand même £250,000 par an, avec de généreuses indemnités fiscales européennes, un staff d'au moins 20 personnes et une splendide résidence bruxelloise.
Ben voyons! Blair hésite parce qu'on lui offre seulement 250,000 malheureux petits pounds! Eh bien, qu'il le refuse ce job! L'Europe est un idéal. Elle a besoin d'être portée par des personnes qui ont une vision pour elle, pas par des types qui cherchent l'attention et le fric!
Comment peut-on lui faire barrage? Je sais qu'il y a un site et une pétition en ligne, que j'ai déjà signée, à stopblair.eu. Je me demande si je ne peux pas faire plus, comme... envoyer une lettre au chef d'Etat ou de gouvernement? A mon eurodéputée? M'inscrire au groupe Facebook "No to Blair"? Des idées?
Plus tôt cette année, j'ai lu L'économie pour les nuls. Un livre très intéressant, très instructif, parfois même drôle. Mais j'ai déjà tout oublié. Va falloir que je le relise.
On est gâté en petites phrases politiques aujourd'hui. En tout cas, celle-ci, due au député Vert et ancien candidat présidentiel Noël Mamère, est sans détour:
Ségolène Royal, on n'en veut pas!
Putain, ça me manquait le ségobashing...
Au moins, Martine Aubry a de l'humour:
Je ne me rase pas le matin.
(Via
Buzzle.)
Ca fait du bien de relâcher la pression autour de sujets comme ça avec ce genre d'émissions.
L'écologie ne peut pas se limiter à la promotion de produits du terroir, ses voiturettes ou le chabichou.
Jean-Vincent Placé, le secrétaire national adjoint des Verts, réagissant aux propos de Ségolène Royal contre la taxe carbone.
La stupeur et le dégoût ce matin en lisant dans les journaux britanniques que le gouvernement allait s'engager dans une bataille juridique contre des soldats qui ont été blessés en Irak ou en Afghanistan (et qui sont toujours en poste!) pour récupérer la compensation qui leur a été accordée afin qu'ils pussent, entre autres, se soigner. Certains articles indiquent qu'il s'agit de compensations qui ont été versées pour des blessures qui n'ont pas eu lieu directement sur le champ de bataille, mais d'autres précisent qu'il s'agit de complications dues à ces blessures.
Cette histoire arrive quelques semaines après le scandale des notes de frais, qui avait révélé que les députés britanniques utilisaient l'argent public à des fins personnelles, voire spéculatives.
Décidemment, le New Labour (le parti de Tony Blair et Gordon Brown) n'aura fait preuve d'aucune humanité envers ces femmes et ces hommes qu'il a décidé d'envoyer lui-même se battre dans une guerre illégale.
Aux Etats-Unis, quand on parle d'un programme clandestin de la CIA lancé par Dick Cheney, personne ne s'inquiète. Mais dès que quelqu'un dit une grossièreté à la télévision, c'est la panique. Je trouve pourtant que Marcy Wheeler dit quelque chose de juste en parlant de cette pipe: