Mary Robinson Europrésidente?
- 09 Octobre 2009 à 14:09
- Politik Pop, Héros
Le Figaro affirme que Tony Blair est toujours favori pour le poste de Président du Conseil Européen, mais il fait la liste d'autres candidats possibles, certains farfelus, d'autres probables. On y voit Gordon Brown, François Fillon, mais aussi Juncker et Gonzalez. Chaque candidat a ses avantages et ses inconvénients, mais l'un d'entre eux a retenu mon attention.

Crédits image: Inconnu
Quand j'ai lu le nom de l'ancienne Présidente irlandaise Mary Robinson, je me suis dit que je ne devrais pas m'emballer parce qu'elle est la seule femme qui apparaît dans la liste. Mais quand j'ai lu qu'elle était Présidente honoraire d'Oxfam International, une puissante ONG d'une grande renommée, j'ai été très surpris: on n'imagine pas des politiciens s'engager dans le caritatif, ni être portés par des associations qu'ils n'ont pas créés eux-mêmes! Ensuite, j'ai vu qu'elle a été Haut Commissaire pour les Droits de l'Homme aux Nations Unies, et qu'elle avait à ce titre été récompensée par Amnesty International. Ouah!
Ce profil m'a l'air presque trop beau pour être vrai. Je suis sûr que si on fouille un peu, on peut trouver quelque chose qui ne va pas. Un journaliste du Washington Post a écrit qu'elle ne méritait pas la médaille présidentielle de la liberté, décernée par Obama, en gros parce qu'il lui manquait quelque chose de crucial dans son CV: un véritable accomplissement. Il l'accuse de faire de beaux discours mais de ne pas assurer derrière. (Ca en devient presqu'ironique maintenant qu'on sait qu'Obama vient de se voir décerner le Prix Nobel de la Paix, à peine 9 mois après son entrée en fonction...) De même, elle a été Présidente de l'Irlande, et non chef du gouvernement. Ca fait la différence puisque les pouvoirs du Président sont très limités en Irlande. On pourrait donc lui reprocher de ne pas avoir assez d'expérience dans l'exécutif. Ca pourrait effectivement être un problème si on veut un Président fort, qui puisse donner une véritable impulsion à l'Europe.
De toutes façons, j'imagine que les 27 dirigeants européens, qui décideront qui sera le premier Président du Conseil Européen, n'auront pas envie de mettre à leur tête une personnalité qui les pousseraient à respecter leurs engagements vis-à-vis du Congo, entre autres.
Néanmoins, je serais fier d'avoir une personne dont l'engagement pour les droits de l'Homme et la lutte contre la misère aura été aussi fort comme Président du Conseil Européen.



