Catégorie "Amour, sexe, etc."
Le mois dernier, j'ai passé le week-end à Lyon avec Erwanébruno. Je ne le répèterai jamais assez: ils sont trop mignons!
Lyon est une très belle ville, grande mais très agréable. J'ai pu faire mon touriste comme lorsque je me baladais en Amérique Latine...
Le dernier soir, on est tous allés à la soirée MiddleGender, qui m'a rappelé la scène gay alternative de Londres. I missed it so much. J'étais très vite bourré et j'ai commencé à embrasser plein de mecs, jusqu'à ce que je finisse sans m'en rendre compte par embrasser une meuf. Quand j'ai réalisé, je me suis rendu compte à quel point l'alcool m'avait anesthésié l'esprit, ou alors c'était peut-être plus général... En tout cas, je n'ai pas eu de grande révélation: je suis bel et bien pédé. Pour me rattraper, j'ai ensuite embrassé un hétéro (il était consentant).
J'ai passé un super week-end, merci à Erwanébruno!!!
Mise à jour: mon abstinence s'est terminée lors de ce week-end.
Je n'ai pas eu de relation sexuelle depuis plus d'un an. Putain.
Faut dire que j'ai des circonstances atténuantes. Tout d'abord, j'ai chopé la gale. Ensuite, j'étais en Amérique Latine et trouver un bar gay là-bas, ça tient de l'exploit. Et puis je suis revenu en France, où je n'ai pas encore de logement fixe. Alors, hein, pas de remarque désobligeante!
Est-ce que ça m'apporte quelque chose d'être "abstinent" comme ça? Non. Et puis j'ai complètement oublié comment on fait. Ma prochaine aventure sexuelle risque d'être... désarçonnante.
Et puis j'en suis venu à vouloir explorer certaines alternatives, comme dans cette pub trouvée sur Embruns.
Si vous n'arrivez pas à lire, allez voir par là.
Va falloir que je remédie à cette situation au plus vite...
Dernièrement, j'ai accepté les merdes qui m'arrivaient sans broncher. Avec la gale, j'ai eu du mal et je me suis dit que c'était le "cadeau d'adieu" de Londres. Mais là, ce n'est plus possible.
Tout à l'heure, en passant dans le centre ville, je suis passé devant la Centre Point Tower. A chaque fois que je fais visiter la ville à des amis, je prends toujours le soin de les informer que la première fois que j'ai tiré mon coup dans cette ville, c'était dans le bâtiment juste en face de cette tour, qui est à peu près le centre de la ville. En général, ça ne les impressionne pas tant que ça, mais ça me donne ma petite fierté.
Eh ben vous savez quoi?
Le bâtiment a été rasé. Rasé. Détruit. Annihilé.
Les bâtards! C'est comme s'ils voulaient vraiment se débarasser de moi, de toutes les façons possibles.
Et c'est pas tout. Le métro qui devait nous emmener à l'aéroport samedi sera fermé pour travaux. Quelle est l'utilité de payer £100 par mois pour un accès au métro (seulement pour les zones 1 et 2) si ça ne marche jamais?!
Eh bah tu sais quoi, London?
FUCK YOU TOO!
Mise à jour: Je viens d'en informer celui avec qui j'avais partagé ce moment dans ce fameux bâtiment, et il m'a dit qu'ils allaient construire une grande tour à cet endroit. Je lui ai dit que j'aimerais qu'elle soit bien grosse alors, et il m'a assuré qu'il y aurait "un étage pour chaque coup de rein". Ah, l'humour britannique va me manquer.
Je pars de Londres dans un mois pour mon grand voyage. Il y a un mois, j'ai décidé d'envoyer des messages à certaines personnes, parce que je ne vais jamais les revoir et parce que c'est l'occasion de leur dire des choses qui leur feront plaisir, je pense.
- J'ai commencé par envoyer un message disant à Mr Really BIG tout le bien que je pensais de lui. Eh oui, peut-être notre dernière fois fut-elle épouvantable, mais je pense toujours que c'est quelqu'un de bien. Il a apprécié le message mais il a bizarrement commencé à s'engager dans du dirty talk.
- J'ai bien évidemment envoyé un message à l'objet de mon obsession, qui sonnait un peu comme un message pour tout remettre à plat. Il est celui qui a réagi de la façon la plus surprenante: il a répondu presque directement et m'a dit qu'il avait eu des frissons en lisant mon message. Ca m'a fait plaisir. (Hi!)
- J'ai envoyé un message à BFBF, pour tous les services qu'il m'aura rendus.
- J'ai aussi contacté des gens avec qui je n'ai pas couché! Ainsi, j'ai envoyé un message à Vicky pour lui annoncer mon départ, on devrait se retrouver pour un dîner un de ces quatre...
- Enfin, j'ai texté le premier mec avec qui j'ai couché ici...
Et voilà, j'ai contacté les personnes que j'aurais trouvé spéciales ici.
Je ne l'aurais pas crû mais, en fait, il va être plus difficile de quitter Londres que je ne le pensais.
Ah, se faire draguer par un inconnu dans la rue, quel fantasme! Il m'est déjà arrivé d'accoster des mecs dans la rue, même dans le métro, mais on m'a jamais accosté par contre. Et enfin, dimanche matin, c'est arrivé! Mais pas du tout de la façon que je voulais.
Je revenais d'une séance d'exercice, trempé de sueur, ma petite bouteille d'eau à la main. Je passe à côté d'un mec qui porte un slim, une veste couverte de pointes et les cheveux longs et colorés en rouge. Il se met à marcher vers moi et me lance:
Hello, blondie!
Je me suis demandé si c'était vraiment à moi qu'il parlait et me suis retourné. Il me regardait, les yeux vides. Il devait être soit très bourré, soit défoncé. Non, je ne pouvais pas me faire draguer par un mec intéressant ou sympa, ou même, tout simple, nan, il fallait que je me fasse draguer par le dernier junkie du quartier qui plane à 100000!
Je lui ai demandé avec un sourire hypocrite si ça allait mais il ne m'a pas répondu et continuait à marcher dans ma direction. J'ai donc décidé de l'ignorer et j'ai poursuivi mon chemin. Mais il continuait à me suivre! J'ai soudainement compris le malaise de toutes ces femmes qui sont harcelées dans la rue par des malades. J'ai hâté le pas jusqu'à ce qu'il laisse tomber.
Blondie!
Samedi soir, j'ai rencontré quelqu'un.
Enfin, en réalité, je l'avais déjà rencontré il y a un an. Il m'avait bien plû mais j'avais eu l'impression qu'il n'était pas intéressé. Samedi soir, je l'ai trouvé à la soirée du même ami, lui ai fait signe en lui demandant s'il se souvenait de moi, et il m'a dit oui. On a parlé ensemble toute l'heure qui a suivi, il m'a dit que j'aurais dû demander son numéro l'année précédente, j'ai commencé à le chauffer et je lui ai proposé de passer la nuit chez moi.
Dans le métro, on a beaucoup ri parce qu'on était bourré et qu'on prenait les gens à parti dans nos chamailleries. C'était marrant, cette complicité naturelle avec lui. C'était quelque chose que j'avais longtemps cherché chez un mec et que je n'avais jamais rencontré.
Arrivés chez moi, on s'est mis au lit. Et là... la débandade.
Je ne sais pas exactement pourquoi, si soudainement, je n'avais pas envie de coucher avec lui. Tout ce que je savais, c'est que je ne voulais pas aller plus loin.
Et lui, il en rajoutait, il me disait qu'il m'appréciait, qu'il était heureux que je sois venu et même, qu'il avait espéré que je sois à la soirée avant de s'y rendre. Ouah. C'est flatteur quand même! Quand il essayait de savoir ce que je pensais et ressentais, j'esquivais en répondant qu'il était bien trop tôt pour dire quoi que ce soit.
Il m'a alors dit qu'il ne voulait pas baiser parce qu'il était trop bourré. Tant mieux, ça m'arrangeait! Et puis il a commencé à me chercher sous les draps. J'ai dû utiliser tous les subterfuges possibles et imaginables pour ne pas avoir à coucher avec lui. Le lendemain matin, je me suis réveillé au bord du lit, et lui collé à moi. Je me suis débrouillé pour le faire partir avant 10h. Le soir-même, il m'a envoyé un message sympathique, qui proposait qu'on se retrouve dans la semaine. Je n'ai toujours pas répondu, je ne pense pas répondre.
Alors voilà, j'ai fait du Juju pur jus en allumant un mec et en assurant pas par la suite: je suis une pute froide. Et à côté de ça, ce qui est désespérant, c'est que j'ai rencontré un très bon candidat pour le poste d'homme de ma vie et ça n'a pas marché.
J'ai reçu ça aujourd'hui sur un site de rencontres:
hi i am 24years and i am looking for alove can u be my lover ok i am a good fucker.
Traduction:
Salut jai 24ans et je cherche lamour tu veux etre mon amoureux ok je baise bien.
Tant à redire...
La meilleure destination que j'ai visitée en Espagne, c'est celle que je n'avais pas prévue.
Je me suis réveillé tôt le matin dans l'hôtel qui me coutait la peau du cul parce que j'avais décidé de partir à Séville, qui est tout près. J'ai couru pour aller voir l'Alhambra mais il était malgré tout trop tard et les touristes avaient envahi les lieux. J'ai donc traîné vite fait dans le coin, pris quelques photos...
...et je suis reparti vers le centre-ville. Mais j'ai voulu prendre une autre chemin et je me suis perdu dans les bois de Grenade!
C'était LE moment de solitude de mon séjour. Un petit pédé avec des chaussures pourries (j'avais trop mal aux pieds!), un petit gilet rose, perdu dans la cambrousse espagnole alors qu'il devait fuir de son hôtel sous peu. J'ai fini par retrouver le chemin et j'ai vérifié les horaires des cars vers Séville: je devais me grouiller! J'ai couru à l'hôtel, leur ai dit que je partais alors que je devais rester une journée de plus (dans ta gueule!!!), j'ai foncé à la gare routière mais hélas, il était trop tard pour prendre un billet. J'ai dû attendre trois heures dans la gare. J'en ai profité pour manger une paëlla.
Le car est arrivé à Séville en trois heures (Grenade est très mal desservie en train, il est préférable d'utiliser le car) et ça n'avait rien à voir avec Grenade. Séville, c'est le haut-lieu de l'Andalousie, c'est beaucoup plus grand et vivant. Très vite, j'ai trouvé un cyber café où imprimer mes billets de train pour Barcelone et une liste de bars gays. De même, j'ai très vite trouvé une auberge de jeunesse, deux fois moins cher que l'hôtel de Grenade, très jolie et conviviale (petit déj' offert, etc.!). Mes camarades de chambre avaient l'air sympathiques mais je n'ai pas eu le temps de faire connaissance, je devais filer à la découverte de Séville où je n'allais passer qu'une nuit.
J'ai visité très vite, toujours avec mes chaussures pourries et... ah... Séville est absolument magnifique. La Place de l'Espagne (l'équivalent des Places de la République de villes françaises) est étonnante: un énorme bâtiment, libre d'accès! Pas d'agents de sécurité, personne. Et c'est très beau.
J'ai ensuite couru vers un bar gay mais j'ai retrouvé sur ma route une autre procession de Pâques! Dix fois plus grande que celle de Grenade! Impossible de passer! J'ai réussi à trouver un point de passage et j'ai pu rejoindre le quartier gay. Je suis entré dans un bar qui était en fait lesbien. Le personnel était très sympathique, une petite lesbienne très conviviale et une trans à tomber par terre, ils m'ont même offert un shot pour la route! (Mais apparemment, c'est courant là-bas...)
Puis, j'ai été à la rencontre d'un autre couchsurfer, Antonio, dans le sud de la ville. Heureusement que j'avais bu parce que mes pieds n'en pouvaient plus. Je me suis encore paumé mais les Espagnols sont très serviables! J'ai pu rencontrer Antonio et ses amis et on a passé un très bon moment. J'en ai d'ailleurs fait une vidéo (toute sombre):
J'ai beaucoup aimé Antonio, garçon charmant, drôle, aventurier et d'une intelligence vertigineuse. "Homme de ma vie"-able :D
On a fait une petite photo souvenir (il est à gauche), on devait aller en boîte mais mes pieds étaient morts, la fatigue a commencé à tomber et je me suis mis à saigner du nez. J'ai donc du rentrer à l'auberge :(
Le réveil chez Renan, c'est super. A travers la porte vitrée, on peut voir la place ensoleillée... Il m'a emmené faire un tour de la ville, du côté des jardins du Buen Retiro:
De la gare d'Atocha (il y a une jardin tropical à l'intérieur avec des tortues, comme un zoo, ouah!!):
Je suis ensuite allé au Museo del Prado pour admirer les chefs d'oeuvre des plus grands artistes classiques espagnols... D'ailleurs, je suis sûr que Velazquez était homo. Bah si, la peinture de La Forge de Vulcain, c'est encore plus gay qu'une pochette de disque des YMCA! Regardez:
Le soir, j'ai retrouvé Cédric qui m'a payé le resto (si c'est pas sympa, ça...). Il habite dans un super appart' au nord de la ville avec une grande terrasse et une superbe vue.
Je vous laisse imaginer la suite...
Quand je me suis réveillé dans le train, je pouvais voir l'Espagne à travers la fenêtre. Il faisait encore sombre et le soleil se levait progressivement, au fur et à mesure que je découvrais le paysage rocheux et montagneux, plein de caractère, de l'Espagne. J'aimais déjà ce pays!
Quand j'ai posé le pied à Madrid, la première chose qui m'a choqué, c'était les senteurs. Chaque ville a une odeur, voire une sensation particulière. A Madrid, ça sentait bon! Je me suis dirigé vers la station de métro, et je suis tombé sur quelque chose de complètement inattendu:
Oui, une espèce d'immense installation paumée dans une station de métro... C'était joli en tout cas!
Je me suis rendu chez Renan, un Brésilien rencontré sur CouchSurfing.com qui m'a laissé squatter chez lui pendant trois jours. Il habite en plein centre de la ville, à deux pas de la Porte du Soleil, pratique! Je me suis reposé un moment, le temps qu'il finisse ses exams à distance (argh!), et on est allé manger dans un resto du coin. Ah, les tapas! Fuck the diet!
Ensuite, j'ai rencontré Awen, un autre Brésilien installé à Madrid, marié à un Espagnol et qui voulait me montrer la ville, dont le Palais Royal...
... mais aussi m'amener à un cours de yoga et de méditation rempli d'homos! Et là je regrette, je n'ai pris aucune photo. Rien d'extraordinaire cela dit, juste tout un tas d'homos dans une salle grande mais pas assez grande pour tous! J'ai réussi à suivre malgré la barrière de la langue (suffisait de mater le prof sexy!), par contre le cours de méditation, c'était pas aussi simple! On est ensuite tous aller manger dans un resto avec buffet à volonté (c'est courant là-haut, 10? en général).
J'ai ensuite retrouvé Renan avec lequel je suis allé dans un bar gay puis on a rencontré ses potes dans une boîte homo. J'ai trouvé que le milieu gay de Madrid ressemblait beaucoup au milieu gay parisien...
On s'est bourré la gueule. Un de ses potes, Cédric, un Français, était très intéressant et on a beaucoup parlé jusqu'à ce qu'on s'emballe. Il m'a invité chez lui mais j'ai reporté son offre, car je ne voulais pas donner l'impression à Renan que je considérais sa chambre comme un hôtel.
Pour une première journée en Espagne, c'était bien rempli!