The Trip: la route vers Huanchaco

Après une semaine dans la jungle, il nous a fallu en sortir.

En montant dans le cargo

On est repartis en pekepeke, dans la nuit, pour Nauta où on a pris le cargo pour Yurimaguas. On est restés deux jours dans ce bâteau bondé de gens et de hamacs, où la nourriture est préparée dans l'eau maronnasse du fleuve Marañón. Il y avait aussi des animaux que les gens achetaient sur le chemin, bien qu'on pense qu'ils sont issus du braconnage. On a rencontré des personnes très sympathiques cela dit, un prof, une trujillienne, une brésilienne qui était consciente du braconnage mais qui a préféré acheter un bébé singe car il était dans un tel mauvais état...

Le pauvre bébé singe dans le cargo

Une fois à Yurimaguas, on a pris une camioneta folle jusqu'à Tarapoto. Assis sur le rebord du véhicule, je me suis tapé un vieux mal de fesses.

Dans la camioneta pour Tarapoto

Et une fois à Tarapoto, on a décidé de partir pour Trujillo, afin de retrouver la mer, voir les ruines pré-colombiennes, etc. Le voyage en bus a duré 22 heures mais c'est plus confortable que les bus européens, et puis, on a pu voir énormément du paysage péruvien.

Les paysages...

Enfin, une fois à Trujillo, on s'est dit que ce serait bien d'être directement sur la plage, donc on a pris un taxi super pas cher pour Huanchaco, la veille de la Saint Sylvestre, prêts à faire la fête!

La plage!

The Trip: Nauta & la réserve nationale Pacaya Samiria

Pour voir la jungle amazonienne, il faut aller voir le parc national de Pacaya Samiria. Mais d'abord, il faut se rendre à Nauta, une ville sur le fleuve du Marañón.

A Nauta

On a passé deux nuits dans cette charmante ville, qui nous a semblé plus authentique qu'Iquitos. On a rencontré pas mal de gens, dont Alberto, un missionnaire espagnol qui m'a indiqué les meilleurs endroits pour trouver des shamans pour San Pedro.

Dans la réserve, on a rencontré un guide qui nous a emmené dans tout le "département" de Veinte de Enero, avec un conducteur et une cuisinière, la classe! (On a payé le prix aussi...) On a vu des dauphins roses. Si si, ça existe:

Dauphin rose à Pacaya Samiria, Pérou

Des singes:

Un singe à Pacaya Samiria

Des caïmans:

Peter a attrapé caiman
Gros caiman

Peter a pris cette photo de moi, j'la trouve sympa :)

Moi à Pacaya Samiria :)

La première nuit, on a campé et Mario, notre guide, a trouvé un serpent très dangereux, le jergon, et a dû l'éloigner pour nous protéger.

Un jergon, argh!!

On a aussi pêché et j'ai réussi à attraper un petit poisson avec un harpon. Quand je l'ai vu lutter pour sa petite vie, je me suis demandé si je ne devais pas devenir végétarien :(

Petit poisson luttant pour sa vie que j'ai impitoyablement exécuté

Le dernier jour, on est retournés dans la communauté où vit notre guide. Ils nous ont donné des bracelets, ont joué au volley avec nous, etc. J'ai aussi pu acheter un cadeau pour ma jumelle, fabriqué par une petite ado de la communauté.

Volley avec les villageois

The Trip: Iquitos

Le port d'Iquitos

Notre séjour à Iquitos n'a pas été très excitant. Une ville très attirante au premier abord quand on sait que c'est la plus grande ville du monde qui n'est pas accessible par route, mais finalement peu intéressante. Le marché de Belen est sympa celà dit.

Le marché de Bélen, à Iquitos

Le truc le plus intéressant qui nous est arrivé, c'est qu'Ada est passée brièvement à l'hôpital et on a pu voir comment ça marchait. Si tu n'as pas la sécu, il faut que tu payes pour tout, même les aiguilles, et ce, avant d'avoir droit à quoi que ce soit. Mais bon, c'était pas cher.

La ville est réputée pour ses nombreux shamans mais il y a beaucoup de gens qui essaient de vous arnaquer dans la rue: "Je viens de cuisiner le meilleur ayahuasca du monde!"

A part ça, il y avait un mec qui souffrait très probablement de problèmes psychiatriques et qui était invivable dans notre auberge. (Un français en plus...) J'ai fait l'erreur de lui dire que j'étais homo parce que je sais qu'en général, ça calme les gens quand on est honnête avec eux. Mais dans son cas, ce fut tout le contraire, et il disait à tout le monde qu'il allait me casser la gueule.

Mais bon, on a aussi rencontré une personne très intéressante, Ivonne, une allemande qui crée sa propre communauté auto-suffisante dans la jungle. C'est l'adresse de son site web mais je ne suis pas sûr que ça marche pour l'instant: www.reservacoapazu.de

On a aussi vu une crèche de Noël version indigène:

Crèche indigène

Et lors de notre dernière soirée, on a failli rentrer dans cette boîte de nuit:

Boîte de nuit à Iquitos

Comme quoi...

The Trip: De Coca à Iquitos

Attention: ce billet est long et chiant.

Si vous êtes ici pour chercher des informations sur ce trajet, je vous conseille de consulter cette page sur le site Follow The Road. Ainsi que Hobo Traveller.

Jour 1. Pour nous rendre au Pérou, il nous a fallu nous lever très tôt le matin pour prendre le bâteau à 7h pétantes. Le bâteau était plein à craquer et on a eu droit à des chaises dans l'allée centrale. En fait, c'était mieux comme ça parce qu'il y a souvent de l'eau qui éclabousse sur les côtés.

Bâteau de Coca à Nuevo Rocafuerte

Le trajet a duré 12 heures et s'est terminé la nuit, à Nuevo Rocafuerte, la dernière ville sur le fleuve du Napo avant la frontière péruvienne. Dans le bâteau, nous avons aussi rencontré Tatzjo, un Hollandais de 21 ans qui voyage tout seul.

Tatzjo

Une fois à destination, on a rencontré un Péruvien, Fernando (There was something in the air that night, the stars were bright, Fernando...), qui nous a indiqué une petite auberge et nous a proposé de nous faire passer la frontière en bâteau le lendemain. Sorted!

Jour 2. On s'est levés tôt à nouveau, on est allés aux services de migration pour obtenir un tampon de sortie du territoire équatorien et on a pris notre petit bâteau vers le Pérou. Une petite photo de la frontière:

La frontière Pérou-Equateur

En 2 heures, on était à Pantoja, au Pérou. Le visa a été une formalité. Fernando nous a présenté à Maryan, un Israëlien qui voyage avec sa moto et qui était désespéré de quitter le village de Pantoja pour rejoindre Iquitos. Il y avait un pekepeke (bâteau avec un tout petit moteur) qui partait le lendemain mais le prix était trop élevé pour nous. Il a beaucoup négocié avec le propriétaire du bâteau et il a finalement décidé de payer une bonne partie du voyage pour vraiment nous pousser à dire oui, donc on a accepté.

Auberge à Pantoja

La nuit à l'auberge fut sympathique. Les enfants (qui nous ont salués d'un chaleureux "Hey gringos!") sont venus faire de la slack line avec Ada et Peter. Après qu'ils sont allés se coucher, on a bu et on a dormi dans des tentes pour payer moins cher. Quand toutes les lumières se sont éteintes, on a pu voir les lucioles partout autour de nous, entendre les animaux...

Jour 3. Malheureusement, certaines personnes mal intentionnées ont eu vent du prix qu'on nous faisait (conseil: donnez toujours le prix original ou le prix du groupe quand on vous le demande, pas celui que vous avez obtenu au rabais car certains cherchent à maintenir les prix élevés) et ont volé une bonne partie de l'essence du propriétaire. Ca nous a retardés mais pas empêché de partir.

Vers le Pérou

On a navigué toute la journée et ce n'est que vers 9h30 du soir qu'on a pu s'arrêter pour préparer à manger et dormir, dans une école vide, perdue dans la forêt. (Allez savoir...!)

Ecole dans la jungle...

Jour 4. Même rengaine: lever tôt, beaucoup de fatigue, navigation... mais cette fois, on s'est arrêtés à Santa Clotilde, le temps d'acheter un peu de tout. Peter et moi nous sommes pris la tête mais dès qu'on s'est remis dans le bâteau, on a discuté et tout s'est arrangé. Ce soir-là, on s'est arrêtés dans un petit village et on a dormi chez des hôtes. On a aussi pu utiliser leur cuisine et dormir dans nos hamacs.

Cuisine dans la jungle!

Jour 5. On ne s'était pas lavés depuis notre départ de Coca, on était très fatigués et on était impatients de retrouver la ville. Ce qui explique ce genre de situation:

Hein?!

Le pekepeke s'est enfin arrêté à Manta, où nous avons pris notre premier mototaxi pour nous rendre de l'autre côté de la ville, où se trouve le fleuve Amázonas. On a pu y prendre un rapido (ça a été un peu galère pour charger la moto de Maryan) et ENFIN ARRIVE A IQUITOS!!!

Sur le fleuve Amázonas

The Trip: Se va la luz...

Je suis à présent au Pérou, mais avant que je vous raconte comment ça se passe, laissez-moi vous dire quelques petites choses sur l'Equateur...

Tout d'abord, l'Equateur est un pays où il y a DU BRUIT. Tout le temps! On s'y fait vite... Dans la rue, tout le monde klaxonne. Au restaurant, la télé hurle. Dans le bus, la salsa ne s'arrête jamais. La preuve:

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Cette vidéo a été réalisée par moi ou un ami.

Dans les bus, il y a aussi des vendeurs ambulants qui vous vendent de tout. En général, de la bouffe. Ils prennent le bus, vendent leurs produits pendant quelques minutes, et redescendent à la recherche d'autres clients...

Vendeuse ambulante dans un bus en Equateur

Les assistants du chauffeur du bus sont là pour aider à charger le véhicule mais aussi à rabattre d'autres passagers. Ils sont toujours à la porte (ouverte) du bus, à crier à tue-tête la destination.

Assistant d'un chauffeur de bus en Equateur

En Equateur, vous savez comment ils vous servent le café? Comme ça:

Café servi en Equateur

Oui, je sais, ça choque. Un café instantané que vous devez vous faire vous-mêmes. Un Nestlé en plus. Néanmoins, c'est un bon café! Le petit déjeûner d'Equteur est par ailleurs assez proche du petit déj' français:

Petit déjeûner équatorien

En Equateur, il y a de la pauvreté. Mais je n'ai pas vu de SDF. Peut-être un ou deux, et encore, on aurait simplement dit des hommes un peu émêchés. Je ne sais pas comment ils font, c'est peut-être une question de solidarité. Par contre, il y a beaucoup de chiens errants, qui cherchent toujours votre affection. Sur les plages de Puerto López, ils sont légions.

Chient errant en Equateur

Le pays a une crise de pénurie d'énergie assez grave. Tous les jours, dans toutes les villes du pays, l'électricité est coupée pendant plusieurs heures, à des horaires et des durées variables. C'est dû à la sécheresse qui empêche les centrales hydroélectriques de tourner.

Station hydroélectrique en Equateur

C'est dingue quand on sait que c'est un grand producteur de pétrole. Dans les cyber cafés, on vous prévient qu'à telle heure, se va la luz...

L'Equateur est un pays magnifique où on trouve trois types de paysages: 1, la côte.

La côte en Equateur

2, la montagne.

La montagne en Equateur

Et 3, la jungle.

Peter et un singe à Coca

(Il ne faut pas non plus oublier les îles Galapagos.) On peut en quelques heures traverser le pays et passer du tout ou tout.

Mais le plus important, ce sont les gens, qui sont d'une amabilité vraiment surprenante. Je me souviens, quand on est arrivés à Malchingui, tout juste sorti de l'avion, quand nos co-passagers nous avaient aidés à trouver notre chemin, jusqu'à aller chercher la grand-mère, c'était super.

J'ai vraiment un très bon souvenir de l'Equateur et je le conseille à tout le monde.

The Trip: Coca

Avant de nous rendre au Pérou, on a fait quelques détours...

On est allés à Ambato pour chercher des ingrédients pour une recette de super-répulsif contre les moustiques maléfiques mais on a trouvé des jeux de tarot. Et aussi, le livre Huasipungo de Jorge Icaza. On a aussi regardé une telenovela (feuilleton) très drôle (il y a la télé partout ici, surtout au restaurant), La Rosa de Guadalupe, où une jeune fille devait annoncer à ses parents qu'elle était enceinte. Une coupure pub plus tard, ses parents la mariaient au futur père, et à la coupure pub suivante, elle accouchait déjà! Génial! On a aussi vu un produit pour stimuler le vagin avec le visage de Lindsay Lohan dessus! (Je vais exploser mes stats, là!)

Vitrine à Ambato montrant un stimulant vaginal avec le visage de Lindsay Lohan dessus!

On est ensuite partis vers Coca mais on s'est arrêtés à Tena, afin d'être sûrs de pouvoir trouver où dormir. C'est mignon, Tena.

Tena

Le lendemain matin on s'est renseignés sur le voyage de Coca, Equateur à Iquitos, Pérou. On a eu une crise de panique et on a couru prendre le bus pour Coca, une ville où passent de nombreux petroleros (travailleurs pétroliers), où tout est plus cher, et pas forcément meilleur. On n'a pas trouvé cette ville intéressante, mais bon, on a pu donner des cacahuètes aux petits singes qui vivent près du port!

Peter et un singe à Coca

Le lendemain, pour nous préparer aux moustiques, on a préparé notre super-répulsif et on a cédé à la croyance populaire qui veut que les moustiques n'aiment pas le sang plein de vitamine B, nous injectant plusieurs fois dans le postérieur (je vous le dis tout de suite: ça ne marche pas). Dès que je parviens à uploader les photos, je les ajoute ici!

On est partis très tôt le jour suivant, pour commencer notre périple jusqu'à Iquitos en bâteau...

The Trip: Baños de Santa Agua

Notre séjour à Baños a été tout simplement énorme.

Tout d'abord, avant de s'y rendre, nous sommes allés à La Libertad, où Luca et moi avons pu acheter de nouveaux appareils photo pour à peine $140 chaque! Luca a aussi enfin pu s'acheter une guitare. Dans le bus vers Baños, je pense avoir fait une intoxication alimentaire et j'ai dû me retenir une bonne partie du trajet, jusqu'à ce qu'on tombasse dans un bouchon et que je pusse soulager TOUS mes sphinctères. Le pire, c'est que je n'ai eu droit qu'à 5 minutes.

Sur les cuadrones

Une fois à Baños, on s'est reposés et le lendemain, on a attaqué en louant des cuadrones pour aller voir le sommet du Tungurahua, le volcan qui surplombe la ville. Malheureusement, il y avait trop de nuages, mais on a pu prendre des photos très sympas quand même!

Le lendemain, on est allé faire du swing jump. C'est une sorte de saut à l'élastique sauf que tu es censé faire un demi-cercle autour du pont! Le pont était à environ 60 mètres du sol et la corde faisait 30 mètres (on n'est pas sûrs, les agences donnaient des informations contradictoires, allant jusqu'à 100 mètres, sans doute pour nous séduire). Le saut de Peter, parfait:

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Cette vidéo a été réalisée par moi ou un ami.

Le saut d'Ada, nickel:

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Mon saut, loupé:

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Ensuite on a pris les vélos pour faire la route des cascades mais je déteste le vélo donc j'ai pris un bus pour repartir, tandis que les autres ont continué.

Les fêtes de Baños

Le lendemain, on a assisté vite faite au défilé pour les fêtes de Baños et on est sortis.

Le jour suivant, on est allés faire du canyoning (vite fait) et du canopy dans la forêt. Peter a fait une vidéo du trajet en canopy, à 300 mètres au-dessus du sol...

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On a enchaîné avec du rafting, avec un moniteur délirant qui s'amusait à simuler des accidents. C'était marrant:

Rafting (en quelque sorte...)

Le soir-même on a fait du karaoké. Luca a chanté Yesterday, j'ai chanté I Want To Break Free et on a fini avec un duo sur You're Beautiful. Nous n'avons pas remporté un grand succès mais on aura essayé. C'est que les Equatoriens prennent le karaoké très au sérieux.

Le jour d'après, nous avons marché dans la forêt pour voir d'autres cascades. Les chutes d'eau étaient plutôt décevantes, mais les moustiques par contre, étaient très impressionnants!

Dans la camioneta

On est rentrés avec une camioneta pleine de jeunes Equatoriens avec qui on a chanté, Luca à la guitare, c'était très sympa...

The Trip: THE JUMP!

Mise à jour: Bon, je reposte ce billet!

Bon, j'étais censé parler de Montañita et tout ça, mais je ne peux pas résister à la tentation de vous montrer ceci:

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The Trip: Montañita

Je n'ai pas aimé Montañita. Mais j'y ai appris beaucoup de choses.

Montañita est un endroit où se retrouvent beaucoup de surfeurs et de touristes en général qui veulent profiter de la plage. Le problème, c'est que toute la ville est basée là-dessus et qu'on y trouve pas grand chose de traditionnel ou d'authentique. L'autre problème, c'est que les gringos possèdent tout, donc, tout l'argent dépensé à Montañita rentrent dans leurs poches. Même les jeunes qui vendent des bracelets dans la rue sont des gringos. Et la fracture entre les touristes et les "locaux" est flagrante. Dès qu'on s'aventure à l'extérieur du quartier des auberges de jeunesse, on découvre une qualité de vie très basse, des bâtiments délabrés, etc. Par ailleurs, tout coûte très cher à Montañita.

Peter fait faire de la "slack line" aux petits Equatoriens

On a passé la plupart du temps sur la plage. J'ai bouquiné pas mal (La fin de "La Maison des Esprits" d'Isabel Allende est très sympa), Ada, Peter et Luca faisaient de la corde raide (ça attirait tous les enfants de la plage), etc. On est sortis pas mal et on s'est bien amusés, même si les boîtes de Montañita diffusent de la musique ultra-formatée. Le samedi soir, on est tous sortis dans l'une des deux boîtes ouvertes, et on s'est rendu compte que pour les touristes, l'entrée était gratuite, mais pour les "locaux", il leur fallait payer! Dans l'autre boîte, encore pire, ils n'étaient pas autorisés à rentrer du tout! Avec les excuses habituelles: "C'est plein, etc.", alors que nous pouvions rentrer sans problème. Ca m'a vraiment fait un choc de voir ça. Quelque part, ça m'a rappelé la situation en France oú si tu as le teint un peu basané, tu ne rentres pas. Les gringos restent entre gringos. Ca nous a dégoûtés et on est vite partis.

Sur la plage de Montañita

Le dernier jour, Luca et moi sommes partis marcher aléatoirement dans les alentours. On a pu ainsi voir le paysage sauvage qui entoure Montañita, la ville depuis les hauteurs, le petit lotissement de logements sociaux, le village d'à-côté, Manglaralto (qu'on était déjà allé voir avec Ada) et puis on y est revenus en longeant la plage. On y a retrouvé Ada et Peter qui parlaient avec des Columbiens sympas et tentaient de sauver des bébés tortues.

Dès que j'arrive à me procurer les photos, j'envoie la sauce :)

The Trip: Quito & Puerto López

Ada, Peter et moi sommes partis de la communauté de Rhiannon, et on a pris un quatrième compagnon avec nous: Luca, un Britannique aux origines italiennes.

Peter, Luca et moi devant la cathédrâle de Quito

Ensuite on a visité Quito vite fait (3 jours). Le premier soir on est allé, avec Cheryl, Lily et Anna, rencontrées à Rhiannon, boire un verre au Mariscal (le quartier "branché") alors qu'on voulait aller dans un bar qui représentait plus la scène alternative mais qui était fermé. On a vu la cathédrâle, le vivarium (on a touché un boa!! mais on n'a pas pris de photo, nul), un bar gay (très low-profile... et ils y écoutent du Lara Fabian en espagnol), etc. On était dans une auberge pas chère, Hostal Sucre, sur la place San Francisco, où on a rencontré des gens sympas et tarés. Oh, vidéo!

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On a décidé de se rendre à Montañita mais le chemin était long (10 heures) et c'était la merde dans le bus donc on a dû s'arrêter à Puerto López. Finalement, l'endroit nous a plû et on y est restés une semaine. On a pu visiter l'île de Salango où on a fait du snorkeling (oh, tous les petits poissons dans l'eau!) et j'ai voulu tester ma caméra étanche, et c'était une mauvaise idée parce que finalement, elle n'était pas si étanche que ça et a vite rendu l'âme. 200 pounds dans le cul au bout de 3 semaines, ça fait mal. M'enfin, j'ai quand même pu prendre cette photo sympa:

Ada au large de l'île de Salango

Nos hôtes, Solanda et Victor, étaient très chaleureux et elle cuisinait très bien. Je vous conseille leur petit hostel, pas cher et confortable, le "Dannita". On est aussi allé faire un petit tour à Montañita, pour voir si ça valait le coup, puis on a visité le parc national de Machalilla: on y a vu des iguanes, s'est baignés dans un petit lagon plein de soufre (parfum oeuf pourri) et le soir, on a dormi à la belle étoile sur une superbe plage (alors que c'est interdit, mais on s'est barrés avant que les gardes reprennent le travail, hi hi hi!!).

Ada, Peter, Luca et moi sur la plage de la Tortue au Parc de Manchalilla

Hier, on a passé la journée sur une plage nudiste (on était les seuls, donc c'est pour ça que c'était nudiste!) et puis on est partis pour Montañita.

Avec Solanda et Victor au "Dannita"
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