The Trip: Nazca

On est allés à Nasca pour découvrir la civilisation du même nom.

On a commencé par le cimetière de Chauchilla où de nombreuses momies très bien préservées reposent. Leurs chevelures sont généralement parfaitement conservées. (Ils avaient des méga dreadlocks.)

Cimetière de Chauchilla

On a aussi pu voir des reproductions des sculptures de l'époque. J'ai beaucoup aimé le shaman avec ses cactus San Pedro sur les épaules.

Sculpture d'un shaman Nasca

Mais le plus important, ce sont les géoglyphes tracés par cette civilisation dans la région et qui n'ont été découverts qu'en 1920, puisqu'ils ne sont visibles qu'en altitude. Personne ne sait vraiment à quoi ils servaient. On a donc pris un petit avion (moi qui déteste ça, j'ai du prendre un calmant avant de décoller) et on a fait le tour des "lignes de Nasca" pendant une bonne demie-heure. A la fin on a tellement tourné qu'on avait envie de vomir mais ça s'est bien passé et c'était assez impressionnant. Oh, un condor!

Les lignes de Nasca: le condor

Sinon, je me suis fait faire une trenza.

The Trip: Huacachina

Ah, l'oasis de Huacachina... Comme c'est beau... Mais ça coûte la peau du cul!

Huacachina: oasis et piscine

On a trouvé des hippies péruviens (oh!) avec qui on est allé faire du San Pedro au milieu des dunes pour mon anniversaire. VIDEO!

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Cette vidéo a été réalisée par moi ou un ami.

Le lendemain matin, le retour fut difficile mais la vue sur l'oasis, sur la ville d'Ica, sur le désert, du haut de la colline de sable, était superbe. Malheureusement du sable était entré dans ma caméra et l'avait foutue en l'air. C'était très frustrant.

Pleine Lune au-dessus du désert

On est partis très vite, en passant par Ocucaje, un village perdu au milieu du désert, où Ada et Peter ont pu acheter du matériel pour faire des artesañas.

The Trip: Lima

Après avoir pris un super bus de Huaraz (c'était ça ou attendre que la grève finisse...), on est passés en coup de vent à Lima: musée de l'Inquisition, cathédrâle (10 soles pour visiter une cathé!), le marché d'artesañas...

La cathédrâle de Lima

Je suis allé voir un taromancier parce que j'aimerais apprendre à lire le Tarot de Marseille. C'était sympa, il m'a prédit de bonnes choses, et dit que je devrais faire... du Reiki.

Chez le taromancier

Le lendemain, on a vu le musée de la Nation, impressionnant par sa diversité. Malheureusement, on n'a pas eu le temps de tout faire parce qu'on devait sortir de l'hôtel et partir pour Huacachina.

Artéfact Moche

J'ai aussi essayé d'aller voir un bar gay mais j'avais peu d'adresses et celle qu'on a décidé d'aller voir n'était "pas gay ce soir". Galère.

The Trip: Huaraz

On est restés plus de 2 semaines à Huaraz. On était dans une super auberge pas chère (El Tambo, vivement recommandé), à côté du marché où tu peux facilement négocier les prix!

Lamas à Huaraz

On a commencé par faire une soirée Pisco Sour avec l'aide de Mariela, la proprio de l'auberge. Ensuite, on a visité les ruines de Chavin (ouah!!), mangé du cochon d'inde et fait notre fameuse cérémonie San Pedro avec Manue, que j'avais retrouvée par hasard dans la rue.

Le Ranzon, le dieu des Chavin

Manue est partie, puis Luca aussi, avec Christophe et Baba (un couple de Français rencontrés à Huaraz), tandis qu'Ada, Peter et moi sommes allés voir le lac Llanganuco,

Le lac Llanganuco

avons essayé la randonnée Santa Cruz (3 ou 4 jours, mais je suis tombé malade le premier soir, on a donc dû avorter),

Sur la randonnée Santa Cruz...

et fait le Lagon 69.

Lagon 69

Puis c'est Ada qui est tombée malade et on est donc restés à Huaraz le temps qu'elle récupère. Nous nous sommes livrés à d'autres expériences possibles au Pérou, avons squatté la salle DVD de l'auberge...

Action shot!

Je garderai un très bon souvenir de Huaraz et je recommande fortement!

The Trip: THE SAN PEDRO TRIP

Avant que je raconte toutes mes aventures à Huaraz, il faut que je parle de San Pedro.

A Huanchaco et à Huaraz, nous avons pu visiter Huaca de la Luna, de la civilisation Moche, et les ruines de Chavin. Ces deux civilisations, comme la plupart des civilisations pré-columbiennes, utilisaient San Pedro, un cactus ayant la particularité de secréter de la mescaline, une substance hallucinogène puissante, dans des buts divinatoires.

Peter devant un San Pedro

Partout dans la région, on trouve du San Pedro. Ca pousse comme ça, dans la nature et c'est parfaitement légal ici. D'ailleurs, les guides en parlent comme d'une medicina, censée purifier l'esprit.

Nous nous sommes alors dit qu'on devrait s'en procurer, curieux de voir les effets de cette substance sacrée par tant de peuples. Nous avions déjà acheté un petit bout de cactus au marché de Trujillo, et nous avons pris le reste dans la cour de la voisine.

Cuisiner du San Pedro

Je ne raconterai pas comment nous avons préparé le cactus parce que je ne sais pas si c'est légal. Je peux vous dire que vous pouvez trouver des recettes pour cuisiner le San Pedro en 4 heures au lieu de 24 heures. Le mot magique est blender (mixeur).

Les glorieux apprentis-shamans

C'est qu'on devait préparer de nombreuses doses aussi, il n'y avait pas que nous 5, il y avait aussi le couple de Français que nous avions rencontré dans l'auberge. Nous avons demandé à Mariella si nous pouvions nous servir de la salle télé pour faire notre cérémonie et elle était d'accord. J'ai aménagé la salle, mis des bougies, puis nous avons mis des matelas, tout pour qu'on puisse se sentir confortables. Le couple français nous a prêté des enceintes et nous avons ainsi pu mettre de la musique.

La salle de cérémonie

Nous avons commencé la cérémonie en donnant à chacun son San Pedro, en trinquant et en buvant. Il faut y aller doucement car trop vite, ça peut être dangereux. L'odeur du San Pedro est proche de celle de l'artichaut, mais le goût est absolument infâme. J'ai failli vomir à plusieurs reprises et ça nous a mis plutôt mis à l'aise. Le début était donc plutôt abrupte. Puis Manue s'est mise à rire...

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Et puis j'ai mélangé la potion avec du jus de pomme, du chocolat au lait, du miel, du coca cola, de l'inca kola... Et puis...

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The Trip: Huanchaco

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On a passé le nouvel an à Huanchaco. On était sur la plage, au milieu des feux et des feux d'artifice, devant le Pacifique à nous balader.

On a rencontré beaucoup de gens très sympas, c'est une plage très prisée par les surfeurs, il fait beau, il faut chaud, etc.

On est allé visiter les ruines Chimu de Chan Chan, de la Huaca Arco Iris et la Huaca Esmeraldas. Chan Chan était le plus impressionnant, ne serait-ce que par sa taille. Les deux autres valaient moins la peine.

Les ruines de Chan Chan

On a aussi visité les ruines Moche (prononcer "Motché"!!) avec la superbe Huaca de la Luna, le Temple où les Moches faisaient des sacrifices humains, qui n'a été découverte il y a seulement une vingtaine d'années.

Huaca de la Luna

Peter, Tadzjo et moi avons aussi monté la colline derrière les ruines, juste comme ça.

En haut de la colline

On a passé quelque temps à Trujillo, entre les deux milliards d'églises, les centres commerciaux labyrinthesques, les casinos, etc.

La cathédrâle de Trujillo

On était quand même contents de partir, parce qu'il reste tant à voir au Pérou.

The Trip: la route vers Huanchaco

Après une semaine dans la jungle, il nous a fallu en sortir.

Le cargo pour Yurimaguas

On est repartis en pekepeke, dans la nuit, pour Nauta où on a pris le cargo pour Yurimaguas. On est restés deux jours dans ce bâteau bondé de gens et de hamacs, où la nourriture est préparée dans l'eau maronnasse du fleuve Marañón. Il y avait aussi des animaux que les gens achetaient sur le chemin, bien qu'on pense qu'ils sont issus du braconnage. On a rencontré des personnes très sympathiques cela dit, un prof, une trujillienne, une brésilienne qui était consciente du braconnage mais qui a préféré acheter un bébé singe car il était dans un tel mauvais état...

Le pauvre bébé singe dans le cargo

Une fois à Yurimaguas, on a pris une camioneta folle jusqu'à Tarapoto. Assis sur le rebord du véhicule, je me suis tapé un vieux mal de fesses.

Dans la camioneta pour Tarapoto

Et une fois à Tarapoto, on a décidé de partir pour Trujillo, afin de retrouver la mer, voir les ruines pré-colombiennes, etc. Le voyage en bus a duré 22 heures mais c'est plus confortable que les bus européens, et puis, on a pu voir énormément du paysage péruvien.

Les paysages...

Enfin, une fois à Trujillo, on s'est dit que ce serait bien d'être directement sur la plage, donc on a pris un taxi super pas cher pour Huanchaco, la veille de la Saint Sylvestre, prêts à faire la fête!

La plage!

The Trip: Nauta & la réserve nationale Pacaya Samiria

Pour voir la jungle amazonienne, il faut aller voir le parc national de Pacaya Samiria. Mais d'abord, il faut se rendre à Nauta, une ville sur le fleuve du Marañón. On a passé deux nuits dans cette charmante ville, qui nous a semblé plus authentique qu'Iquitos. On a rencontré pas mal de gens, dont Alberto, un missionnaire espagnol qui m'a indiqué les meilleurs endroits pour trouver des shamans pour San Pedro.

Dans la réserve, on a rencontré un guide qui nous a emmené dans tout le "département" de Veinte de Enero, avec un conducteur et une cuisinière, la classe! (On a payé le prix aussi...) On a vu des dauphins roses. Si si, ça existe:

Dauphin rose à Pacaya Samiria, Pérou

Des singes:

Un singe à Pacaya Samiria

Des caïmans:

Je tiens un petit caïman!!

On en a vu de plus grands mais c'est Peter qui a les photos. D'ailleurs, Peter a aussi pris cette photo de moi, j'la trouve sympa :)

Moi à Pacaya Samiria :)

La première nuit, on a campé et Mario, notre guide, a trouvé un serpent très dangereux, le jergon, et a dû l'éloigner pour nous protéger.

Un jergon, argh!!

On a aussi pêché et j'ai réussi à attraper un petit poisson avec un harpon. Quand je l'ai vu lutter pour sa petite vie, je me suis demandé si je ne devais pas devenir végétarien :(

Le dernier jour, on est retournés dans la communauté où vit notre guide. Ils nous ont donné des bracelets, ont joué au volley avec nous, etc. J'ai aussi pu acheter un cadeau pour ma jumelle, fabriqué par une petite ado de la communauté.

Volley avec les villageois

The Trip: Iquitos

Notre séjour à Iquitos n'a pas été très excitant. Une ville très attirante au premier abord quand on sait que c'est la plus grande ville du monde qui n'est pas accessible par route, mais finalement peu intéressante. Le marché est sympa celà dit.

Le marché de Bélen, à Iquitos

Le truc le plus intéressant qui nous est arrivé, c'est qu'Ada est passée brièvement à l'hôpital et on a pu voir comment ça marchait. Si tu n'as pas la sécu, il faut que tu payes pour tout, même les aiguilles, et ce, avant d'avoir droit à quoi que ce soit. Mais bon, c'était pas cher.

La ville est réputée pour ses nombreux shamans mais il y a beaucoup de gens qui essaient de vous arnaquer dans la rue: "Je viens de cuisiner le meilleur ayahuasca du monde!"

A part ça, il y avait un mec qui souffrait très probablement de problèmes psychiatriques et qui était invivable dans notre auberge. (Un français en plus...) J'ai fait l'erreur de lui dire que j'étais homo parce que je sais qu'en général, ça calme les gens quand on est honnête avec eux. Mais dans son cas, ce fut tout le contraire, et il disait à tout le monde qu'il allait me casser la gueule.

Mais bon, on a aussi rencontré une personne très intéressante, Ivonne, une allemande qui crée sa propre communauté auto-suffisante dans la jungle. C'est l'adresse de son site web mais je ne suis pas sûr que ça marche pour l'instant: www.reservacoapazu.de

The Trip: De Coca à Iquitos

Attention: ce billet est long et chiant.

Si vous êtes ici pour chercher des informations sur ce trajet, je vous conseille de consulter cette page sur le site Follow The Road. Ainsi que Hobo Traveller.

Jour 1. Pour nous rendre au Pérou, il nous a fallu nous lever très tôt le matin pour prendre le bâteau à 7h pétantes. Le bâteau était plein à craquer et on a eu droit à des chaises dans l'allée centrale. En fait, c'était mieux comme ça parce qu'il y a souvent de l'eau qui éclabousse sur les côtés.

Bâteau de Coca à Nuevo Rocafuerte

Le trajet a duré 12 heures et s'est terminé la nuit, à Nuevo Rocafuerte, la dernière ville sur le fleuve du Napo avant la frontière péruvienne. Dans le bâteau, nous avons aussi rencontré Tatzjo, un Hollandais de 21 ans qui voyage tout seul.

Tatzjo

Une fois à destination, on a rencontré un Péruvien, Fernando (There was something in the air that night, the stars were bright, Fernando...), qui nous a indiqué une petite auberge et nous a proposé de nous faire passer la frontière en bâteau le lendemain. Sorted!

Jour 2. On s'est levés tôt à nouveau, on est allés aux services de migration pour obtenir un tampon de sortie du territoire équatorien et on a pris notre petit bâteau vers le Pérou. Une petite photo de la frontière:

La frontière Pérou-Equateur

En 2 heures, on était à Pantoja, au Pérou. Le visa a été une formalité. Fernando nous a présenté à Maryan, un Israëlien qui voyage avec sa moto et qui était désespéré de quitter le village de Pantoja pour rejoindre Iquitos. Il y avait un pekepeke (bâteau avec un tout petit moteur) qui partait le lendemain mais le prix était trop élevé pour nous. Il a beaucoup négocié avec le propriétaire du bâteau et il a finalement décidé de payer une bonne partie du voyage pour vraiment nous pousser à dire oui, donc on a accepté.

Auberge à Pantoja

La nuit à l'auberge fut sympathique. Les enfants (qui nous ont salués d'un chaleureux "Hey gringos!") sont venus faire de la slack line avec Ada et Peter. Après qu'ils sont allés se coucher, on a bu et on a dormi dans des tentes pour payer moins cher. Quand toutes les lumières se sont éteintes, on a pu voir les lucioles partout autour de nous, entendre les animaux...

Jour 3. Malheureusement, certaines personnes mal intentionnées ont eu vent du prix qu'on nous faisait (conseil: donnez toujours le prix original ou le prix du groupe quand on vous le demande, pas celui que vous avez obtenu au rabais car certains cherchent à maintenir les prix élevés) et ont volé une bonne partie de l'essence du propriétaire. Ca nous a retardés mais pas empêché de partir.

Vers le Pérou

On a navigué toute la journée et ce n'est que vers 9h30 du soir qu'on a pu s'arrêter pour préparer à manger et dormir, dans une école vide, perdue dans la forêt. (Allez savoir...!)

Ecole dans la jungle...

Jour 4. Même rengaine: lever tôt, beaucoup de fatigue, navigation... mais cette fois, on s'est arrêtés à Santa Clotilde, le temps d'acheter un peu de tout. Peter et moi nous sommes pris la tête mais dès qu'on s'est remis dans le bâteau, on a discuté et tout s'est arrangé. Ce soir-là, on s'est arrêtés dans un petit village et on a dormi chez des hôtes. On a aussi pu utiliser leur cuisine et dormir dans nos hamacs.

Cuisine dans la jungle!

Jour 5. On ne s'était pas lavés depuis notre départ de Coca, on était très fatigués et on était impatients de retrouver la ville. Ce qui explique ce genre de situation:

Hein?!

Le pekepeke s'est enfin arrêté à Manta, où nous avons pris notre premier mototaxi pour nous rendre de l'autre côté de la ville, où se trouve le fleuve Amázonas. On a pu y prendre un rapido (ça a été un peu galère pour charger la moto de Maryan) et ENFIN ARRIVE A IQUITOS!!!

Sur le fleuve Amázonas
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